Rencontre avec Alexandre Barrette, moi, et personne d’autre


Alexandre Barrette... Et personne d'autre!

En 2014, c’est avec 50 spectacles qu’il terminera la tournée de son premier one man show, spectacle qu’il aura pris 10 ans à peaufiner avant de monter sur scène. Depuis sa sortie de l’École Nationale de l’Humour en 2002, il a cumulé les expériences d’écriture, de scène et d’animation. Je lui confie que je me souviens de l’avoir vu en spectacle il y a 9 ans et lui raconte mes souvenirs du numéro d’ouverture. Il rit, se remémore le texte et m’en cite des extraits. Je lui demande alors si ça l’a dérangé que ce ne soit pas sa carrière humoristique qui ait d’abord été mise de l’avant et qu’il ait d’abord été connu du grand public comme animateur télé. Il avoue que même s’il a dut convaincre les gens qu’il était drôle, il ne changerait rien à son parcours. Il adore l’animation et, il faut l’avouer, Taxi payant et Atomes crochus ne se prennent pas au sérieux et se prêtent bien à son type d’humour.


Alexandre se décrit comme un humoriste à la bonne franquette. Il haït la télévision léchée ou guindée et s’amuse à la déconstruire. Il ne se questionne pas, il agit. Pour lui, l’humour ne doit pas être forcé, il doit être authentique et naturel. Il m’explique qu’il aime souligner les rires et applaudissements qui sont initiés par les animateurs de foule, il admet facilement ses moins bons gags. Alexandre me souligne l’importance de la spontanéité et la nécessité de trouver son style et sa force comme humoriste. Il me mentionne sa facilité à connecter avec un public, il aime ce contact privilégié.


En entrevue avec lui, je me sens comme une amie à qui il parle de sa carrière, sans flafla. La discussion est fluide, il me fait rire. Ce qui est drôle, c’est que je me reconnais beaucoup dans ses réactions, ses habitudes. Sa façon de parler de lui, ses mimiques quand il me confit qu’il est tellement naïf que s’en est ridicule et qu’on peut lui faire croire n’importe quoi. J’éclate de rire parce que c’est également mon cas.


En ce moment je vous écris, il est tard. Je sais très bien qu’en ce moment, Alexandre doit lui aussi profiter du calme de la nuit pour vous écrire du nouveau matériel. Ce qu’il aime de l’écriture nocturne c’est qu’il se sent surproductif, qu’il n’y a plus d’excuses possibles et rien d’autre à faire, la ville dort. Il travaille présentement à son second spectacle et recommence à se produire dans les bars de Montréal pour tester ses blagues, vous pourriez donc avoir la chance de le voir à la taverne au coin de chez vous. Sinon, je vous invite à vous déplacer à son spectacle, simplement pour rencontrer l’homme qu’il est.

0 commentaire
  • Instagram
  • Facebook
  • TikTok
  • Twitter
  • Spotify
  • Vimeo
  • LinkedIn