Dog Rising : la corporalité de la résonance

Ces 10 et 12 novembre, l’Usine C présente Dog Rising, un spectacle de danse chorégraphié par Clara Furey qui met de l’avant un univers où les vibrations et les pulsations du monde physique se matérialisent par le corps.

Crédits photo : Mathieu Verreault


Le spectacle commence avec l’entrée de trois danseur·euse·s sur une scène minimaliste recouverte par un rectangle blanc. D’abord immobile, le trio prend vie un·e membre à la fois à l’aide de mouvements isolés et répétés. Défilent sur scène des gestes simples à l’apparence souvent mécanique : déhanchement, torsion du torse, flexion des bras, sautillement. Les artistes agissent parfois en solo et parfois ensemble, le tout créant un tableau envoûtant.


Par son exploration des flux énergétiques et des mouvements inspirés par l’extériorisation et l'absorption des vibrations, Dog Rising propose un plan conceptuel fort. Telles des particules observées sous un microscope, les interprètes s’agitent et canalisent l’énergie transcendante qu’iels reçoivent à travers des gestes rythmés suggérant une alternance entre l’implosion et l’explosion. 


Le spectacle semble d'ailleurs s’intéresser à la fondamentalité. Le public est aspiré dans un univers spatial qui rappelle le commencement avec ses mouvements simples, les couleurs primaires des vêtements des artistes et une tension omniprésente qui ne demande qu’à être libérée. Clara Furey réussit habilement, par le déploiement de sa chorégraphie, à transmettre ces sensations et à faire sentir au public qu’il est témoin du Big Bang.


Ces sensations sont facilitées et amplifiées par la musique qui accompagne la pièce, composée par Tomas Furey, le frère de la chorégraphe. Tout au long de la performance, la trame sonore métronomique et vacillante vient soutenir l’intention des danseur·euse·s. La régularité de la musique est souvent cassée par des moments plus forts qui dynamisent le spectacle.


Bien que Dog Rising ne soit pas particulièrement accessible en raison de son approche abstraite, il ne laisse personne indifférent de par son effet hypnotisant qui amène les spectateurs et les spectatrices à coordonner leur rythme interne à celui de la pièce.


L'Usine C accueillera Dog Rising pour une dernière fois le 12 novembre.

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