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Camera obscura, hommage aux femmes hors des normes

Le Centre du Théâtre d’Aujourd’hui présente Camera obscura, un monologue qui fait réfléchir sur l’influence que notre entourage a sur notre vision du monde. 


Photo: Vaélrie Remise
Photo: Vaélrie Remise

Le début de Camera obscura raconte une portion de la vie de trois femmes : Esther, sa mère et sa grand-mère. Esther vit seule avec sa mère, Nathalie, qui alterne entre trois emplois pour joindre les deux bouts. Le jour où son grand-père décède dans un incendie, tout change : sa grand-mère, Rita, emménage dans un studio non loin d’Esther et sa mère.

Commence alors une relation entre Esther et Rita. La petite fille rend visite à sa grand-mère et en apprend peu à peu sur les visions étranges dont la femme est victime. Il est plus tard révélé qu’elle est atteinte de schizophrénie.


Esther tente de se frayer un chemin dans le monde alors qu’elle a l’impression de voir les choses trop différemment. Face au parcours de vie de Nathalie et Rita, Esther prend conscience que les différences qui marquent son entourage ne sont pas forcément mauvaises, elles peuvent l’aider à construire son identité.


Une mise en scène audacieuse


Bien que le texte donne vie à plusieurs personnages, Rachel Graton figure seule sur la scène. L’autrice et interprète épate le public. Elle incarne les trois protagonistes, mais aussi le reste de leur entourage. Graton livre son texte avec force et détermination, adaptant le ton de sa voix aux personnages. Pour le public, il est simple de savoir qui s’exprime lors d’une scène.


Photo: Valérie Remise
Photo: Valérie Remise

Cette décision d'interpréter tous les personnages par la même actrice revient à la metteuse en scène Alexia Bürger. L’autrice avait d’abord écrit son récit afin qu’il soit lu par trois ou plusieurs femmes. Après une première lecture, Bürger a conclu que Graton se tiendrait seule lors de la représentation, a-t-elle expliqué à l’émission Salut Bonjour.


Cette idée de solitude est d’autant plus soulignée avec le décor. Des toiles vierges encadrent l’espace scénique, parfois éclairées d’une lumière orange ou bleue. Vers le milieu de la scène, une ambiance de salon est perceptible derrière le fond transparent.


Sortir des sentiers battus


Avec cette pièce, Rachel Graton souhaite rendre hommage aux femmes différentes, celles qui mènent une vie « non-conforme », qui souffrent de maladies mentales, qui voient le monde autrement.


Le titre Camera obscura renvoie à l’instrument optique qui permet de projeter une image en deux dimensions, comme les différentes dimensions qui composent la vie des trois personnages de Graton. Elles mêlent leurs perceptions afin de trouver un sens commun, une façon bien à elles d’habiter le monde. 


La nouvelle création de Rachel Graton est présentée du 20 janvier au 14 février 2026.


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