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Nouvelle édition des RIDM : on regarde quoi?

il y a 23 minutes
3 min de lecture

Les Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) ont annoncé la programmation pour leur 29e édition. À l’affiche : plus de 120 films en provenance de 54 pays, 25 premières mondiales et cinéma d’ici. 


Affiche de la 29e édition des RIDM Crédits : Rencontres internationales du documentaire de Montréal
Affiche de la 29e édition des RIDM Crédits : Rencontres internationales du documentaire de Montréal

Devant une foule de cinéphiles et cinéastes réunis verre à la main à la Cinémathèque québécoise mercredi, la directrice générale par intérim des RIDM, Mégane Chatelet, donne un avant-goût de l’édition à venir. « Pendant 11 jours, dans nos salles, vous pourriez croiser le seul Afghan à être allé dans l'espace, Brian Mulroney transformé par Matthew Rankine en trip psychédélique de 80 000 archives, une cinéaste qui écoute le monde avec des micros et des choux, et celles et ceux qui, aujourd'hui encore, filment la guerre de l'intérieur à Gaza ou à Téhéran », annonce-t-elle avec enthousiasme.


Le festival débute le 19 novembre avec To Hold a Mountain, long métrage lauréat du Grand Prix du jury dans la catégorie du meilleur documentaire international du Festival du film de Sundance. Tourné dans les montagnes du Monténégro, le film aborde avec sensibilité la lutte d’une mère et de sa fille contre l’OTAN pour préserver leur tradition agricole. En fermeture le 29 novembre, c’est Ba’s Book de la Vietnamo-Canadienne Ashley Da-Lê Duong qui sera projeté, film où sont reconstitués des écrits du père de la cinéaste au temps de la guerre du Vietnam. 


To Hold a Mountain, le film d’ouverture des RIDM tourné au Monténégro Crédits : Wake Up Films
To Hold a Mountain, le film d’ouverture des RIDM tourné au Monténégro Crédits : Wake Up Films

Du documentaire de chez nous


Bien qu’axée vers le cinéma international, la programmation des RIDM inclut une bonne poignée de documentaires québécois et canadiens. Dans le cadre de la Compétition nationale longs métrages, le nouveau film de Matthew Rankin, Mesdames et Messieurs, Brian Mulroney, sera projeté. Dans ce long métrage à base d’archives, le réalisateur derrière Une langue universelle trace un portrait à la fois admiratif, satirique et surtout psychédélique du politicien conservateur.


Avec Petit Tom, André-Line Beauparlant retourne dans son entourage avec un long métrage sur l’enfance tourmentée de Tom, le fils de sa cousine Nathalie. Filmée sur 15 ans, l'œuvre réfléchit à la reproduction sociale tout en documentant littéralement l’évolution du garçon. 


Affiche du film d'André-Line Beauparlant, Petit Tom Crédits : Rencontres internationales du documentaire de Montréal
Affiche du film d'André-Line Beauparlant, Petit Tom Crédits : Rencontres internationales du documentaire de Montréal

Le long métrage Partout et nulle part du documentariste François Jacob montre l’élasticité du genre du documentaire. Oscillant entre journalisme d’enquête, thriller de science-fiction et portrait d’artiste en création, le film s’intéresse aux paradis fiscaux en s’inspirant de la pièce de théâtre expérimental Hidden Paradise d’Alix Dufresne et Marc Béland. 


Les RIDM poursuivent cette année leur collaboration avec le Wapikoni mobile, un organisme sans but lucratif qui soutient les membres des Premières Nations dans la création de courts métrages. Une sélection de sept courts métrages sera présentée en première partie de la Compétition nationale longs métrages. 


L’objectif pointé vers l’international


Cette année, les RIDM concentrent leur Focus territorial sur les Balkans occidentaux. Dans le cadre de cette sélection axée sur une région du monde, six longs métrages et six courts métrages provenant du Kosovo, de la Serbie et de la Macédoine du Nord seront projetés. « Dans une région marquée par les conflits, les festivals créent des espaces de dialogue et de rencontre où le cinéma devient un terrain commun; on a voulu apporter un peu de cet esprit des pays des Balkans aux RIDM cette année », exprime au micro Marlene Edoyan, codirectrice à la programmation et à la direction artistique du festival. 


La rétrospective de cette 29e édition sera dédiée à la cinéaste, artiste visuelle et travailleuse d’archives Bani Khoshnoudi sous le titre « Territoires de mémoire ». « C'est un véritable privilège de pouvoir présenter son cinéma, qui brosse notamment un portrait sensible de la société iranienne à travers les événements sociaux et politiques des deux dernières décennies »,  dit avec fierté Hubert Sabino-Brunette, codirecteur à la programmation et à la direction artistique des RIDM. L’ensemble de la carrière de l’artiste iranienne sera présenté, soit quatre longs métrages et quatre courts métrages.


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