Murmures musicaux d'Élie Paquet
- Camélie Bourret et Victor Caron
- 9 avr.
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 10 avr.
Décontracté. Voici comment décrire le studio d’Élie Paquet, réalisateur, musicien et chanteur. Situé dans une mezzanine en bois chez ses parents, l’endroit est convivial et reflète la dynamique accueillante instaurée. Le jeune producteur est entouré d’une équipe d’ami·es : des artistes avec différents talents musicaux qui se réunissent pour travailler sur les projets des uns et des autres. Une communauté bien implantée avec une passion commune et bien du talent.

Le vent dans les voiles
Son amour pour la création musicale est né au secondaire, lors des midis musicaux organisés par son école. De fil en aiguille, il découvre l’art de mixer, notamment avec Otto (Antoine Bernard), un ami du studio.
Élie est fier de ce que devient le studio; l’équipe a travaillé fort à bâtir « [leur] confiance, [leur] habileté à faire quelque chose qui sonne bien, qui sort d'ici, [et] qui est mixé ici », confie-t-il.
Réaliser des chansons, « ça [lui] permet de vivre [s]a créativité à travers le projet de quelqu’un d’autre ». La musique devient un travail d’équipe, explique-t-il en entrevue. « Suffit de lancer des idées entre nous et de rebondir là-dessus, selon la vision de l’artiste » ajoute Élie. Accompagné d’Otto, il a réalisé le premier EP de Plaurence, une artiste émergente et travaille présentement avec Émile Bourgault sur de nouvelles chansons. Le jeune homme ne se considère pas davantage artiste ou réalisateur, c’est le mélange des deux qui permet de créer son identité en musique. Ainsi, réaliser les projets des autres et son futur album personnel se complètent bien. De plus, réaliser lui permet aussi de procrastiner son album, confie Élie, blagueur.
Festival fait maison
Cette procrastination donne pourtant l’occasion à de nouveaux projets de voir le jour. Accompagné par plusieurs ami·es partageant le même rêve, Élie codirige la préparation de la seconde édition du festival Motel Calix. Ce murmure émergent avait réuni l’année dernière une demi-douzaine d’artistes québécois et un nombre considérable de spectateurs et de spectatrices lors d’une soirée singulière gravée dans la tête des membres de l’organisation.
Revenant sur les défis amenés par l’organisation d’un nouveau festival en moins de trois mois, le codirecteur partage certaines concessions qui ont dû être faites : « L’année passée on avait zéro cash […] donc à la place de donner un cachet aux artistes ont leur donnait des services à la carte ». Ces services, allant de la session d’enregistrement en studio à la gestion de lumières en concert, ont permis aux jeunes organisateurs d’accomplir leur objectif malgré le manque de financements.
Pour cette édition du Motel Calix, les préparatifs se font beaucoup plus à l’avance. Prévu pour le 22 août 2026, les demandes de subventions et de commandites sont déjà envoyées un peu partout et le contact avec les artistes est déjà entamé. Les préparatifs sont aussi d’ordre matériel, la location d’une scène de spectacle est hors budget pour l’équipe qui se prépare à en construire une. Même chose pour les haut-parleurs, un côté « DIY » qui ne déplaît pas à Élie.




On se voit le 22 août 2026 ! https://www.motelcalixfestival.ca/