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Francouvertes Soir 4 : des parcours multiculturels

Cette quatrième soirée du concours offre trois styles bien distincts les uns des autres. Les trois artistes se rattachant profondément à leur culture d’origine, quelle qu’elle soit. Une ambiance remarquable prend forme dans la salle lorsque Luan Larobina, TDH et Spaghatt émerveillent chacun leur tour le public. Luan Larobina réussit d’ailleurs à se hisser au haut du palmarès en fin de soirée, suivie en deuxième place par Spaghatt. 


La soirée commence avec la visite d’Étienne Coppée, gagnant de la 25e édition des Francouvertes. Blagueur, il interprète d’abord la chanson-thème de Bob l’éponge, charmant tout de suite les spectateurs et spectatrices. Il invite ensuite son ami et coloc, Mantisse, avec qui il s’amuse (et chante, évidemment!) sur scène, en toute simplicité.


Luan Larobina, de Douglastown à Buenos aires


Entourée de ses musiciens et musiciennes, Luan livre un spectacle qu’elle qualifie de style indie folk latin. Mélangeant français et espagnol, la chanteuse montre toute sa vulnérabilité au public par ses paroles touchantes, parlant de la maison, et d’amour. Venant d’une mère gaspésienne et d’un père argentin, il est important pour elle de créer une somme de ses cultures dans son œuvre. Ce qui rend le Québec riche, dit-elle, c’est le mélange de toutes les identités culturelles qu’on y trouve, et d’autant plus en 2026. 


« La Gaspésie, pour moi, c’est un lieu d’inspiration infini », confie Luan au public. Elle interprète sa chanson Pointe-Saint-Pierre, en hommage à sa région d’origine.


J’ai jeté une larme dans ta rivière

C’est un souhait je te l’offre en cadeau

Mes yeux se fabriquent un estuaire

Mes joues se résignent à suivre le flot


La scénographie est bien réfléchie et représente bien l’atmosphère créée par les paroles. Les artistes sur scène sont proches les uns des autres, tels une grande famille. Luan en profite d’ailleurs pour rendre un hommage à chacun de ses parents, mais aussi à toute sa famille, qu’elle soit en Gaspésie ou en Argentine. Ses musiciens et musiciennes sont présentés comme sa famille montréalaise. 


Crédit photo: Charles-Antoine Bédard
Crédit photo: Charles-Antoine Bédard

Se laisser aller avec TDH


« Je ne réinvente rien, je poursuis un héritage », annonce TDH à son public. Le chanteur, consolidant dans son œuvre ses origines innues, jamaïquaines et québécoises, souhaite réellement faire vivre à ses auditeurs et auditrices une expérience musicale. Il mélange les genres, allant de la pop jusqu’au reggae. Lui aussi porte une attention particulière au multilinguisme, parlant le français et l’innu dans certaines chansons.


Le chanteur est connecté à la salle. Il parle au public avec aisance, et l’invite à se lever et danser avec lui. Le public se laisse alors porter par les sons des percussions jamaïquennes pour la dernière chanson. Réellement content d’être sur scène, sa joie est palpable et fait sourire. Il avoue avoir eu « la chienne » avant de se présenter au public, mais rien n’y paraît. Le groupe est à l’aise, et il est possible de percevoir une réelle communion entre ses membres.  


Crédit photo: Charles-Antoine Bédard
Crédit photo: Charles-Antoine Bédard

Un goût local parsemé d’effluves western, signé Spaghatt


Le troisième et non le moindre, le groupe Spaghatt vient ambiancer la salle. Étant intimement connecté au Québec par leurs paroles et leur style, le public est transporté dans une fête où on mélange le country au folklore québécois, voire canadien. Émile, chanteur du groupe, s’efforce à raconter une histoire dans chacune des chansons. Charmeur de foule, il ajoute quelques anecdotes personnelles entre ses pièces, contextualisant celle-ci et permettant aux auditeurs et aux auditrices de les apprécier davantage.


Le groupe livre une performance enivrante qui donne, elle aussi, envie de se déhancher. Le groupe est bien soudé, l’ambiance sur scène étant conviviale. Spaghatt est un groupe country, mais n’a pas peur de diverger du son classique de ce genre. Mêlant violon et guitares, les mélodies sont diversifiées et recherchées. 


« Avant, notre slogan c’était un band de boisson avec un problème de country », blague Émile. Maintenant, il affirme que l’intention a changé, et qu'« il écrit des tounes qui parlent de se calmer le pompon ». Papa d’un jeune enfant, dont la mère est Melyssa Lemieux aux percussions et au chœur, une intention plus sérieuse est visible dans l’énergie du groupe. Les artistes sur scène sont présents pour donner un spectacle, et un bon.


Crédit photo: Charles-Antoine Bédard
Crédit photo: Charles-Antoine Bédard

Une quatrième soirée bien réussie dans laquelle Luan Larobina et Spaghatt ont su se démarquer, bien que l’ambiance en salle ait été plaisante tout au long.


 
 
 

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