top of page

Francouvertes Soir 2 : le classement prend forme

En cette deuxième soirée des qualifications, Colin Léo, Roxane Reddy et Kèthe Magané mettent de l’avant des rythmes entraînants en revisitant certains styles comme le folk ou le R&B. Colin Léo réussit à se démarquer en atteignant la seconde place du classement général provisoire.


L’artiste invitée en première partie est Sensei H, finaliste de la 28e édition des Francouvertes. Malgré un oubli de paroles flagrant, l’artiste et sa musicienne remplissent la salle d’énergie en quelques minutes. Leurs mots, fort articulés, rendent leur rap francophone percutant.


Crédit photo: Frédérique Ménard-Aubin
Crédit photo: Frédérique Ménard-Aubin

Colin Léo, maître de la foule


Le style de Colin Léo, qu’il qualifie comme « de la musique pas trop claire », alterne entre le rap, la pop et le R&B. Les changements de rythmes sont nombreux dans ses morceaux, au plus grand plaisir du public qui peut se laisser guider par les vibrations de la batterie, en harmonie avec la basse. Les montées en puissance dans le rythme et dans la force de la voix étaient électrisantes.


Dans les paroles de ses chansons, Colin Léo laisse parler sa vulnérabilité. Il mentionne ses défauts, ce qui lui fait plaisir et parfois, sa douleur.


J’ai encore fait rentrer

Tout ce qui dépasse

Mon corps, un sentier

Où le mal se déplace


Cela ne l’a pas empêché de chanter avec le sourire aux lèvres. Le public a eu accès à un être complètement authentique qui sait exploiter ses émotions au moment opportun. S’il explore des parties sombres de son cœur lors de son processus de rédaction, sur scène, Colin Léo montre qu’il profite de chaque instant, même s’il affirme être stressé.


Colin Léo a été le favori de la deuxième qualification. Sa prestance sur scène l’a, entre autres, aidé à obtenir la meilleure position de la soirée. Il était mobile, heureux et énergique, tout en prenant soin d'interagir avec le public. Son spectacle s’est terminé par une foule debout qui scandait son nom haut et fort.


Crédit photo: Frédérique Ménard-Aubin
Crédit photo: Frédérique Ménard-Aubin

Roxane Reddy, une douceur distorsionnée


La deuxième artiste, Roxane Reddy, s’est démarquée par la douceur de sa voix. Elle en a le plein contrôle et elle le démontre par son étendue vocale. Son style, le folk alternatif, lui permet de mélanger douceur et distorsion pour créer un résultat unique et contemporain. Lorsque les paroles sont compréhensibles, elles font preuve de profondeur et d’émotion. Toutefois, les nombreux effets superposés à la voix de la chanteuse camouflent bien souvent les propos.


L’artiste propose des chansons plus longues que ses deux concurrents, quitte à diminuer le nombre de morceaux. Elle laisse une grande place à la partie instrumentale de ses morceaux. Avant de chanter, elle prend soin de s’imprégner de l’ambiance créée par ses claviers, son batteur et sa guitariste. 


Roxane Reddy a de la difficulté à embarquer le public dans sa performance, qui reste passif pour la majorité de son numéro. En tant qu'artiste habituée à accompagner d’autres chanteurs et chanteuses, l’énergie qu’elle dégage est douce. Les moments où son corps se laisse habiter par la musique sont rares. Derrière de nombreux claviers, la chanteuse est relativement cachée aux yeux du public et restreinte dans ses mouvements.


Crédit photo: Frédérique Ménard-Aubin
Crédit photo: Frédérique Ménard-Aubin

Kèthe Magané, artiste engagé


Kèthe Magané clôt la soirée de compétition avec une performance mélangeant le hip-hop et le R&B. Son début de performance est difficile. Après une minute de spectacle, il doit recommencer à cause d’un problème de rythme et d’absence d’effet. Cela engendre une coupure franche dans la soirée et dans l’ambiance de fébrilité qui règne dans le public.


Tout au long de la performance, l’artiste semble très concentré mentalement et chante souvent les yeux fermés, ce qui crée un contraste non seulement avec ses deux compétiteurs, mais aussi avec son style musical entraînant.


Sur scène, il est accompagné de ses rythmes percutants et de deux musiciens qui jouent une multitude d’instruments. Le public est ravi d’entendre le son du saxophone, de la flûte traversière, des maracas et des percussions. 


Kèthe Magané profite de la scène pour parler de sujets qui lui tiennent à cœur, autant dans ses paroles qu’entre ses chansons. Le sous-financement des artistes en musique est fortement dénoncé. Son morceau sur l’opportunisme des politiciens fait sourire plus d’un grâce à son rythme jovial et satyrique.


On fait la guerre

Parce que c’est ben d’adon

Des prières, ça fait pas un son

Mais on est contre la religion

Sauf quand c’est ben d’adon


Crédit photo: Frédérique Ménard-Aubin
Crédit photo: Frédérique Ménard-Aubin

Kèthe Magané, tout comme Roxanne Reddy se démarquent moins que Colin Léo, mais le public du Lion d’or est tout de même ravi de découvrir ces artistes émergents.


 
 
 

Commentaires


  • Instagram
  • Facebook
  • TikTok
  • X
  • Vimeo
  • YouTube
  • LinkedIn
© 2024 Le Culte - Tous droits réservés
B3
bottom of page