Une culture du «je me pâme devant tout et n’importe quoi»


À la vue de ce meme, j’ai eu la pensée qu’un jour la petite North West sera bien déboussolée d’apprendre sur quoi s’est bâti l’empire Kardashian. Au-delà de la pensée cocasse se cache une vérité choquante: pourquoi Kim Kardashian est-elle célèbre!? C’est aujourd’hui blague courante de dire que c’est son sextape qui a propulsé sa carrière,  mais une carrière de… quoi?

Kim Kardashian est une personnalité publique. Elle est partout. En plus de produire du «contenu» télévisuel dans Keeping up with the Kardashian (et innombrables spin-offs), elle est un produit culturel consommé dès qu’on visionne un épisode,  qu’on aperçoit un de ses selfies (publiés à la tonne) ou qu’on capte du coin de l’œil le gros titre abracadabrant de The People. Elle est «célèbre pour être célèbre», parce qu’on l’a simplement considérée. Une seule bitcherie prononcée et on vient de lui donner une valeur, de confirmer qu’elle existe dans la sphère publique. Bref, on lui a taillé sa place même si on trouve qu’elle est pollution.

Est-ce qu’on s’en mord les doigts? Pas plus qu’il le faut. Chacun son péché mignon. On peut se divertir à s’aérer le cerveau avec la dixième saison de Keeping up with the Kardashian ou on peut simplement aimer haïr tout le clan en s’indignant devant leur quotidien mélodramatique.

Pourtant, Kim Kardashian captera toujours l’attention par son physique et elle est loin d’être la seule;  la culture populaire carbure au physique. Twitter a permis à des milliers de filles prépubères de s’extasier devant la photo de l’emballeur cute de chez Target. Après avoir gagné en vingt-quatre heures près de 500 000 nouveaux abonnés, Alex from Target s’est contenté de tweeter «Am I famous now?».


Avec Stéphanie Beaudoin, sacrée la criminelle la plus sexy de la planète, on s’enfonce dans le cliché. Certains internautes, éblouis par les beaux yeux (ou obnubilés par le décolleté) de la poupoune au caniche, ont fait abstraction des 114 chefs d’accusation auxquels elle fait face. Toutefois, le plus choquant, c’est lorsque des journalistes du Paris Match, du New York Times et du Telegraph de Londres lui ont fait de la «publicité» en reprenant la nouvelle et contribuant ainsi à la rendre connue internationalement.

Ces cas révèlent une culture du «je me pâme devant tout et n’importe quoi», car comment expliquer autrement que ces individus ont acquis une notoriété. Il y a une vénération de la beauté, ce qui n’est pas surprenant, mais aussi une attirance indéniable pour ce qui est inusité ou tout simplement de… mauvais goût. Ceci est alimenté par des contenants médiatiques sans contenu, vendus au sensationnalisme. Il en résulte des sujets qui ne transpirent que de la superficialité et qui sont diffusés pour provoquer les instincts les plus primitifs.

En graciant de son derrière bien huilé la couverture de Paper Magazine, Kim Kardashian voulait faire crasher l’Internet. Sans flancher, l’Internet a répliqué par la publication massive de memes : Kim la centaure, Krispy Kim, Kim au derrière de pêche. Maintenant qu’elle a tout dévoilé, peut-elle toujours appâter? L’avidité du public en décidera.

 

Camille BRIÈRE

Communication marketing

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