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Complicité et ascension au Solstice d’hiver de Lysandre

Alors que les premiers flocons de décembre tombent à l’extérieur, les spectatrices et les spectateurs se réfugient dans la mythique salle du Gesù pour Le Solstice d’hiver, une soirée présentée par Lysandre. L’expérience douillette qui les attend arrive à point: c’est une grande caresse réconfortante qu’offre l’autrice-compositrice-interprète, accompagnée d’une dizaine d’artistes.



Le spectacle s’ouvre avec Lysandre, dos au public, qui exécute une magnifique envolée au piano à queue, son visage en projection sur les grandes soies qui habitent la scène. La direction artistique, signée par Klô Pelgag, invite le public à se recueillir. Les lumières sont douces, l’organisation de l’espace est intime et les costumes sont sobres. Le Quatuor de trombones de Montréal vient rejoindre l’artiste discrètement, ajoutant une texture riche à la chanson Uguay.


Partager les rites


« J’avais envie de terminer l’année en vous présentant ma petite famille musicale », lance Lysandre, fébrile.


C’est un véritable effort d’équipe qui est présenté sur scène. Afin d’accueillir la nouvelle saison, une foule de collaboratrices et de collaborateurs participent au Solstice.


D’abord, c’est Bibi Club, nommé à l’ADISQ comme révélation de l’année, qui amène une énergie électrisante au spectacle. Le duo performe deux chansons de leur répertoire. Nicolas Basque contraste avec les autres interprètes de par sa vitalité à la guitare. La voix d’Adèle Trottier-Rivard s’agence parfaitement à celle de Lysandre. La foule est entraînée par la pop indépendante qui émane de la scène.


Après quelques chansons avec son groupe original composé de Lucie-Maud Ménard au synthétiseur, Samuel Gougoux à la batterie, Sam Beaulé à la basse et Thierry Malépart à la guitare, Lysandre invite sur scène sa complice de tournée Helena Deland.


Leurs reprises acoustiques de Roadflower, Plath et Swimmer émeuvent complètement la salle. La guitare de Deland, le piano intermittent de Lysandre, ainsi que leurs voix parfaitement harmonisées transportent le public sur les longues routes du Québec, s’y plongeant comme dans un rêve.



Ode à la métamorphose


N Nao arrive comme invitée finale. Rapidement, l’assistance est conviée dans son univers. Sons aériens, longue jupe qui virevolte et textes imagés guident vers le bord d’un lac où l’artiste ne fait qu’une avec la nature.


Entremêlé de compositions de Lysandre caractérisées par des mélodies lumineuses, des sonorités enivrantes et une poésie lyrique, le spectacle Solstice d’hiver marque par sa bienveillance et son sentiment de sororité. Devant un public plus qu’attentif, Lysandre et ses invité·es proposent des arrangements qui mettent de l’avant des timbres rassurants. Le tout rappelle que bien entouré·es et accompagné·es de musique réconfortante, l’hiver devrait passer en douceur.


Crédits photos: André Rainville




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