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Philippe Brach : Fasciné et fascinant

À l’occasion du festival M pour Montréal, Philippe Brach a présenté un spectacle au Métropolis le 18 novembre dernier. Relatif à sa tournée Mondo Delicatessen pour son dernier opus Les gens qu’on aime, l’artiste surprend ses admirateurs et admiratrices avec une performance tout feu tout flamme revisitant ses plus grands titres.



« Si j’étais vous, je préparerais mon bling-bling parce que ça va briller » : c’est ce que Philippe Brach avait annoncé en faisant la promotion de son spectacle. Il n’a pas eu tort du tout.


Alors que les lumières s'éteignent, la foule crie pour l’arrivée de l’artiste. Un faible éclairage laisse transparaître la silhouette de ses musiciens sur scène.


Des sons de cymbales arrivent en crescendo, puis s'arrêtent brusquement. L’ensemble de l’auditoire se tourne vers la droite pour retrouver Philippe Brach dans la foule, vêtu d’un long manteau de fourrure et d’un grand chapeau jaune, canne à la main. « Brach is back! », lance-t-il à tous et à toutes.


En montant sur scène, le chanteur établit un lien fort avec son public en exposant le concept du spectacle. « Je vais vous faire une confidence. Mon personnage c’était pour faire une critique du vedettariat, il allait être un vrai tas de marde. Mais je vais tout câlisser là aux vidanges parce que ce n’est pas la vibe ici. Y va avoir ben de l’amour à place. Fait trop longtemps que je vous ai pas vu », s’exclame-t-il.


Après une entrée remarquable, il lance le spectacle sur la pièce Crystel de l’album Portraits de famine. Deux jets d’artifices s’activent de part et d’autre du créateur. La soirée s’annonce mémorable.


« Mon personnage c’était pour faire une critique du vedettariat, il allait être un vrai tas de marde. Mais je vais tout câlisser là aux vidanges parce que ce n’est pas la vibe ici. Y va avoir ben de l’amour à place. Fait trop longtemps que je vous ai pas vu . »


Orchestrale et magistrale


Nul besoin de décor avec un orchestre aussi complet. En plus d’avoir sa fougue contagieuse et charismatique, Brach est entouré d’une quinzaine de musiciens sur scène. Le visuel est réfléchi. La disposition des interprètes permet d’apprécier en toute sensibilité chaque instrument et crée un effet cinématographique. Autant les guitaristes que les cuivres et les cordes, sans oublier la flamboyante batteuse Marianne Tessier, sont maîtres de leurs instruments.


C’est grâce à ces arrangements musicaux co-réalisés avec Gabriel Desjardins (La Controverse) que les sonorités folk psychédélique et baroque de l'œuvre du Saguenéen prennent tout leur sens. C’est surtout par la sincérité avec laquelle il traite de thèmes profonds comme la guerre et la mort que Brach conquit les mélomanes depuis le début de sa carrière en 2012.


Les gens qu’on aime


À travers ses multiples échanges humoristiques avec son public, Brach prend le temps de rendre hommage au chanteur Karl Tremblay des Cowboys fringants. « On a tous nos histoires avec les Cowboys, il y a d’ailleurs des gens sur le stage qui ont joué avec eux. Je pense qu’on est tous d’accord pour dire merci Karl, fuck le criss de cancer, pis merci les Cowboys! »


Pour donner suite à la prestation bouleversante de Tu veux te tuer, c’est bien ca? où s'entremêlent arpèges de guitare acoustique et orchestrations de violons, le créateur décoiffe tout le monde avec l’arrivée d’une mystérieuse femme à la robe rouge scintillante. C’est Anna Frances Meyer du duo Les DeuxLuxe. Dès les premières paroles de la fameuse piste Et c’est pas fini de la Québécoise Emmanuëlle, l’auditoire comprend le changement de registre et se met fort à chanter et à danser. Après une pléiade d'applaudissements, l'interprète quitte la scène. Brach is back.



C’est ensuite au tour d’une personne du public de surprendre l’artiste en demandant de monter sur scène. La foule assiste à une demande en fiançailles. Gabriel Desjardins se lance au clavier pour jouer la classique épopée de noces.


« Par les pouvoirs qui me sont fuckall conférés par l’Église, je vous déclare mariés », s’écrit Brach. Un beau moment partagé avec beaucoup d’amour.


L’auteur-compositeur-interprète a offert une performance musicale inoubliable à une foule peinant à se contenir. Philippe Brach lance parfois en plaisanterie « calmez-vous ! ». Habitué d’avoir un public qui en redemande, l’artiste promet déjà un rappel de plusieurs pièces avant de conclure avec Un peu de magie.


Crédits photos : Camille Gladu-Drouin, festival Marathon

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