Musée des beaux-arts de Montréal: De l’art [éclaté et coloré] en temps de guerre


Max Pechstein, Nature morte avec nu, carreau et fruits. Crédit photo: mbam.qc.ca

Max Pechstein, Nature morte avec nu, carreau et fruits, 1913. Crédit photo: mbam.qc.ca


Pour souligner le centenaire de la Première Guerre mondiale, le Musée des beaux-arts de Montréal présente, jusqu’au 25 janvier, de Van Gogh à Kandinsky. L’exposition permet de découvrir l’influence des artistes français sur les artistes allemands au cours des années 1900 à 1914. De l’impressionnisme à l’expressionnisme, 12 courants picturaux se chevauchent et sont représentés parmi les œuvres d’une quarantaine d’artistes.

À travers les sept salles de l’exposition, une centaine d’œuvres, réalisées par des peintres ayant marqué le début du XXe siècle, témoignent de l’effervescence artistique qui se déploie en Europe, à cette époque. Signac, Gauguin, Van Gogh, Kandinsky, Derain, Matisse, Cézanne et Picasso tapissent, dans le cadre de l’exposition, les murs de la galerie.

Une influence artistique interculturelle

«De 1900 à 1914, les peintres se cherchent, les mouvements se chevauchent», souligne la guide Diane Pilon. En effet, une production artistique riche et captivante est créée à travers des courants picturaux, tels que le néo-impressionisme, l’impressionnisme, le fauvisme, le cubisme, le néo-expressionisme ainsi que l’expressionniste.

Les influences artistiques sont nombreuses au sein de différentes cultures, notamment entre les Français, et les Allemands. Les recherches du conservateur Robert Gore Rifkind Center for German Expressionist Studies au Los Angeles County Museum of Art (LACMA), Timothy O. Benson, permettent aux visiteurs de comprendre la complexité de ces influences. Chaque peinture comprend des caractéristiques similaires qui témoignent de l’influence des artistes français sur le travail de leurs confrères allemands.

Dans la salle ayant pour titre Les fauves et Die Brüke, des objets communs, l’œuvre du français André Derain, Baraques à chatou (1904-1905), est exposée tout près de Vents et nuages (1910) de l’Allemand Gabriel Münter. D’une peinture à l’autre, certains éléments apparentés se retrouvent dans chacune des compositions : des couleurs pures, sans blanc ni noir, ainsi que l’absence de profondeur.


Vincent van Gogh, Salues au coucher du soleil, 1888. Crédit photo: mbam.qc.ca

Vincent van Gogh, Saules au coucher du soleil (détail), 1888. Crédit photo: mbam.qc.ca


Des œuvres de renom 

Le succès de l’exposition repose notamment sur l’importance des œuvres prêtées pour l’occasion. Parmi les plus convoitées, il y a Saule au coucher de soleil de Van Gogh et Arable I (Cimetière) de Kandinsky. Le titre de l’exposition réfère justement à ces deux peintres majeurs de l’histoire de l’art. Des photos d’archives de Paris dans les années 1900 ainsi que de la Première Guerre mondiale, présentées en début et fin de parcours, mettent en images le contexte dans lequel ces peintres ont réalisé de nombreux chefs-d’œuvre.

Ces nombreuses reliques de l’histoire de l’art suscitent l’émerveillement des visiteurs, mais révèlent également une foule d’informations, permettant de redécouvrir cette période de guerre à travers le regard de nombreux peintres. Le côté éducatif de l’exposition rend ainsi la visite guidée très pertinente.

Dense et diversifiée, l’exposition de Van Gogh à Kandinsky est présentée au Musée des beaux-arts de Montréal jusqu’au 25 janvier prochain.

 

Isabelle NEVEU

Journalisme

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