Le temps là-bas : une apparition puissante signée Cécile

Le bar spectacle l’Escogriffe était à pleine capacité pour le lancement de l’album Le temps là-bas, une première sortie pour le groupe montréalais Cécile. Présenté le 12 octobre dernier, le spectacle dépeint une intimité et une bienveillance lestes, à l’image d’un opus tout en douceur.


Crédits photo : Blanche Jannard-Gagné


Dans la lumière orange tamisée du bar, le groupe Cécile dévoile ses nouvelles chansons devant un public attentif. Malgré la nervosité des membres, la confiance qui règne entre les six amis est palpable. Sur scène, Marc-Edmond Lamarre est à la voix, aux synthétiseurs et à la guitare; Laurence Berthou-Hébert à la voix et au saxophone. Jérémie Roy est à la guitare; Jean Lamarre à la guitare et au clavier; Jérémie Racicot-Haddad à la basse et Hubert Jobin-Tremblay à la batterie.


Soirée aérienne


Le spectacle s’ouvre sur la première chanson de l’album, Ces idées sables. Tout de suite, la ligne mélodique, assurée par le saxophone, donne le ton à la soirée : c’est chaleureux.


« Mon but c’est qu’on prenne notre temps, qu’on se laisse se déposer dans ce moment qui est super symbolique pour nous », souhaite Marc-Edmond Lamarre d’entrée de jeu.


La prestation se poursuit avec Jaune / blanc, titre qui figure aussi comme monoplage de l’album. Les voix de Berthou-Hébert et de Lamarre s’harmonisent comme un dialogue intérieur et la foule est absorbée par la musique planante. Avec Glissements, l’ambiance devient plus joviale, marquée par un rythme entraînant. La performance de Jobin-Tremblay aux tambours est impressionnante, il enchaîne les sections polyrythmiques. À partir de ce titre, on sent que les musiciens sont plus à leur aise.


Le spectacle est d’ailleurs ponctué d’interventions de Lamarre et de Berthou-Hébert, qui font rire le public avec leur timidité comique. On décode la pluralité du projet grâce à la chanson Le temps là-bas, titre éponyme de l’album qui dévoile un côté plus sombre, perçu notamment dans la musique satinée et les textes mélancoliques.


Crédits photo : Jean-Philippe Rho


Une invitation à l’ailleurs


Le temps là-bas conjugue le retour vers soi et les grands espaces au moyen d’une ambiance sonore acoustique. Dans le petit sous-sol de la rue Saint-Denis, on ne pouvait qu’être transporté·e par les images d’été, de fleuve et de jardins qui étaient récitées. Marc-Edmond Lamarre, créateur des textes de l’opus, plonge à tous coups l’auditoire dans des décors où vivent les beautés et les défis de l’humain.


En combinaison avec les textes, c’est incontestablement la musique qui triomphe dans le spectacle. Les chansons sont pour la plupart composées de plusieurs sections, dans lesquelles on retrouve une profondeur possible grâce à la rencontre des six musiciens. Influencé par le rock progressif, le folk et le jazz, le son de Cécile est réconfortant. Plusieurs parties mélodiques et rythmiques surprenantes donnent toute son authenticité à l’album.


La prestation se termine avec deux chansons inédites qui annoncent la production d’un nouveau projet pour la formation. C’est un public ému et réjoui que Cécile a conquis avec le lancement de leur premier album Le temps là-bas.

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