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Jeanne Côté et Héron : L’amour de ses terres

Parfois un bar, tantôt une salle de spectacles, mais souvent un peu des deux à la fois, le Quai des brumes accueillait ce mardi 7 novembre Jeanne Côté et Héron. Dans le cadre du festival Coup de cœur francophone (CCF), les deux finalistes des Francouvertes 2023 ont proposé des performances musicalement distinctes, mais liées d’un puissant élément commun : l’attachement aux racines.


Crédit photo : Justine Boucher / Coup de coeur


Le club social se transforme en salle attentive en quelques secondes, le temps que Jeanne Côté empoigne son micro et commence sa première chanson. La native de Petite-Vallée ouvre la prestation avec J’suis là, tiré de son premier et unique album paru à ce jour. Le ton est donné pour la suite : Côté joue davantage dans la sobriété que son contraire et s’inspire surtout des terres de sa Gaspésie natale dans sa proposition musicale.


Crédit photo : Lucie Parmentier


Après une interprétation de Vent d’ouest, rappelant grandement des segments de Love Songs for Robots de Patrick Watson, Jeanne Côté s’offre un bond dans le passé à travers un discours au public. L’artiste explique qu’ au mois de novembre 2022, elle finalisait les dernières touches de son projet à paraître. Elle jouait au Verre Bouteille durant l’édition précédente du CCF et essayait d’intégrer la série les 21 des Francouvertes. Après sept tentatives d’inscription, Côté est finalement parvenue à se glisser dans la cuvée 2023, et sans regret, puisque la musicienne est ressortie victorieuse du concours-vitrine.


Si la proposition de Jeanne Côté manque un brin d’originalité, le professionnalisme de l’artiste et l’authenticité des propos véhiculés ont eu le mérite de séduire la foule présente.


Remettre le trad au goût du jour

Vers 22h20, Héron, projet d’Henri Kinkead, monte sur les planches du Quai des brumes. Kinkead l’explique durant son passage : Héron touche davantage à de la musique folk intégrant des éléments trad que du trad à proprement parler. Les compositions de Kinkead flirtent régulièrement avec le folklore québécois, que ce soit dans l’utilisation du violon, des paroles abordant son amour pour la nature québécoise ou du segment reprenant les codes d’une chanson à répondre.


Héron a lancé son premier EP il y a deux semaines sur les plateformes, une occasion en or d’officiellement présenter ses morceaux. Des compositions comme Je suis une rivière ou Bonaventure témoignent d’une réelle connexion de l’artiste avec ses racines, une connexion qu’il découvre et cultive encore à ce jour. Le pari du projet semble risqué et ne plaira pas à tous et toutes, mais l’audace est à saluer.


Vers le milieu de sa performance, Héron interprète Au bord du lac Bijou, de Zachary Richard, la chanson préférée de son père également nommé « Richard ». Une reprise qui saura faire son effet, mais encore moins que la clôture de la soirée.


En guise de rappel, Héron opte surprenamment pour La tribu de Dana. De modestes pogos se forment sur le parterre, le public saute et s’enflamme, autant que les musiciens et musiciennes sur scène face à ce classique du rap français signé Danau.


Crédit photo : Justine Boucher / Coup de coeur



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