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Francouvertes Soir 6 : un vaste spectre d’émotions 

La sixième et avant dernière soirée préliminaire du concours présente trois univers artistiques diamétralement opposés, mais s'agençant aux énergies de la foule. Les compositions de Banc d’Parc, Noëm et Thalia Rosaura résonnent à travers le cabaret, mais seulement les deux dernières se voient hissées dans le palmarès.


La soirée débute avec Sakay Ottawa, artiste Atikamekw et participant de la 28e édition de la compétition. Mêlant sa guitare acoustique et ses chants lancinants, le musicien nous dévoile son histoire et son héritage. Les paroles du chansonnier sont écrites et interprétées en langue atikamekw, détonnant avec la thématique franco des Francouvertes. Conscient de cette dichotomie, Sakay prend un moment pour remercier le festival lui donnantcette chance. Remerciement appuyé chaudement par le public.


Crédit photo: Jaime Antonio Luna
Crédit photo: Jaime Antonio Luna

Banc d’Parc, déboire d’un clown triste


Issu du poète et humoriste Maxime Brown, Banc d’Parc est un projet solo mêlant rock et folk. Accompagné par plusieurs instruments et musiciens, les compositions mélancoliques du projet contrastent avec la présence de scène du chanteur. 


« Mon cerveau est comme séparé en deux, je suis dans la sensibilité et dans l'humour [...] Banc d’Parc c’est mon projet sérieux », lance Maxime.


Celui-ci, blagueur, ne peut toutefois pas s'empêcher quelques cabotinages entre chacune des chansons :  « Ça fait six ans que j’essaie d'être pris au francouvertes, j’ai finalement compris la gamique… fallait s’inscrire. » 


Cette présence d’esprit ne pallie toutefois pas aux paroles quelque peu maladroites et la prestation vocale peu attirante pour l’oreille.


Crédit photo: Jaime Antonio Luna
Crédit photo: Jaime Antonio Luna

Noëm, le deuil comme force créative 


Originaire de Joliette et œuvrant dans la musique depuis une décennie maintenant, Noëm était sur scène pour interpréter les morceaux de son projet à venir prochainement. 


Celui-ci, inspiré par un chagrin d’amour et la perte de sa grand-mère, voit chacune de ses chansons influencées par les étapes du deuil : déni, colère, marchandage, dépression et acceptation. 


« À vous de deviner j'étais rendue où dans le processus lorsque j’ai composé celle-ci », déclare-t-elle avec un sourire malicieux entre deux chansons.


Mêlant soul, R&B et jazz, les compositions de la musicienne font vibrer le cabaret et les arrangements n’ont d'égales que les vocalisations cristallines de l'interprète. Pour la petite salle, c’est le coup de foudre. Les échos des clappements et des cris d’encouragement se poursuivent en longueur après chaque performance pour aussitôt s'éteindre dès les premières notes de la chanson suivante entamées. 


Sa prestation lui permet de se positionner à la cinquième place du palmarès.


Crédit photo: Jaime Antonio Luna
Crédit photo: Jaime Antonio Luna

Thalia Rosaura, la déhancheuse de foule


La performance qui vient clore la soirée est celle de Thalia Rosaura, venue faire danser le Lion d’or. Née d’un père québécois et d’une mère colombienne, l’artiste puise dans cette double identité pour composer ses chansons.


Alliant des paroles en français et en espagnol, Thalia chante sur ses productions électro-pop déjantées. Arrangements qui ne laissent pas la foule indifférente, certains se lèvent et se déhanchent.


Ayant étudié au niveau universitaire l'interprétation de chants classique, Thalia démontre tout son talent de soprano en atteignant des notes de plus en plus aiguë.


Toutefois, ses airs se ressemblent un peu entre eux et l’inspiration artistique de la chanteuse Rosalia se fait énormément sentir, ce qui nuit un peu à la proposition artistique. 


Crédit photo: Jaime Antonio Luna
Crédit photo: Jaime Antonio Luna

Le point marquant de la prestation surgit vers la fin, lorsque pour une chanson les membres qui accompagnent Thalia sur scène rangent leurs instruments pour n’utiliser que leurs mains. Ces percussions organiques, accompagnées seulement par une basse et la douce voix de l'interprète, donnent lieu à une chanson quasi acapella qui contraste avec les productions électroniques endiablées et qui ramène doucement vers le bas l'énergie du public galvanisé par les propositions précédentes. 


La performance de Thalia Rosaura lui vaut la quatrième place du palmarès. 


 
 
 

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