Francouvertes Soir 5: rock à toutes les sauces
- Chanya Sedion

- 28 mars
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 9 avr.
La troisième vague des préliminaires des Francouvertes se poursuit sur le thème du rock. Mitaine et Kris Kinokewin ont su captiver le Lion d’or pour se retrouver à la deuxième et sixième place du classement. Le « rock de poupée » de Bernadette n’a pas convaincu, ne permettant pas au duo d’accéder au palmarès.
Mon Doux Saigneur ouvre la soirée seul, mais non sans stress. Hésitant pendant ses interactions avec le public, il parvient néanmoins à en charmer plus d’un avec ses quelques blagues. L’artiste aux quatre albums nous a fait grâce entre autres de sa toute première chanson et de Fleur de l’Âge.
Une poupée et une guitare

La partie concours s’ouvre avec Bernadette, un groupe définissant leur musique comme du « rock de poupée ». Accompagnés de leur mascotte, Bernard, une poupée clown légèrement effrayante, Sophie Racine et Nicolas Matte commencent leur prestation avec une énergie retenue.
La première chanson, La rivière aux serpents, ne convainc pas avec son rythme répétitif. Le solo de guitare de l’intersection, lui, permet de gagner quelques points.
Plus le temps passe et plus le niveau augmente. C’est lors de la quatrième chanson de la soirée que le groupe montre son plein potentiel. Dès les premières notes de San Francisco Bay, le public s’emballe, et avec raison étant donné qu’il s’agit de leur chanson la plus complète. La variété d’intensité de la chanson ajoute un peps bienvenu. Ses couplets doux, presque au ralenti, accompagnent à merveille le refrain plus énergique.
Le duo charmeur, mais au son trop commun, ne réussit pas à gagner une place dans le classement.
Les mélodies de Mitaine

Les têtes se laissent aller avec les mélodies rock de Mitaine. Un changement d’ambiance accueillie avec enthousiasme par le public. Il s’agit d’un rock plus intense, avec une batterie omniprésente sur toutes les chansons. Alexandre Bergeron, de son vrai nom, et ses musiciens habitent la scène avec aisance.
« La gang de Bernadette avant nous, c’est aussi le nom de la grand-mère donc difficile de les haïr », rigole Mitaine après sa première chanson. Son énergie débordante et son ton blagueur réussit à gagner le cœur du public.
Sauts, grattements de guitare enthousiastes et interactions constantes avec ses musiciens font partie de la performance.
Mention spéciale au synthétiseur qui vole la vedette lors de Portrait d’un down, une chanson traitant du manque de confiance de l’artiste.
Omnikin (Ben trop facile) met en évidence les capacités restreintes de la voix d’Alexandre. Néanmoins, les spectateurs et les spectatrices sont charmé(e)s et tapent des mains lors de l’interprétation.
Mitaine quitte la scène avec le public acclamant son nom et se hisse sans trop d’efforts à la deuxième place du classement.
Kris Kinokewin, le cowboy

Chapeau de cowboy et tambour sur scène, Kris Kinokewin apporte un son différent de ses deux compatriotes. Chantant exclusivement en atikamekw, Christian Boivin et ses accompagnateurs et accompagnatrices ajoutent une ambiance folk-rock à la soirée.
Les percussions sont au cœur de sa musique et Encore (Kiapatc) permet de le sentir. Le tambour et la batterie se complètent à merveille. Kris Kinokewin introduit cette quatrième chanson en parlant de sa mère, décédée lorsqu’il était encore enfant.
De toute façon, De toute façon, personne ne s’est intéressé à moi / ma ni masawatc ki otci pe saperimikoin /
parce que tu n’étais pas là / osam aka e ki otci pa tain
Avec son sujet pointant, la mélodie entraînante et la beauté des paroles permettent à l’artiste de gagner l’acclamation du public.
La présence sur scène effacée de Kris Kinokewin disparaît à sa toute dernière chanson, où l’harmonica vole la vedette et mène l’homme de 50 ans à la sixième place du classement.




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