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À quelques jours de Julie Blanche


Twitter de Julie Blanche

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Pendant que tous les êtres qui m’entourent se grugent les doigts d’impatience à l’idée d’écouter l’intégralité d’À Paradis City, le nouvel album de Jean Leloup, je mastique les miens jusqu’aux os, fébrile d’avoir enfin en mains le premier opus de Julie Blanche, finaliste de la dernière édition des Francouvertes. Ce dernier, promis pour le 3 mars, comptera, entre autres, la pièce «Comme un décor», ma favorite des trois chansons déjà disponibles sur le site officiel de l’artiste pop-indie montréalaise.

Sur celle-ci, – qui m’enveloppe, me couvre, me déchire au moins sept fois par jour -, la voix feutrée, vaporeuse de la chanteuse raconte le vide que peut laisser le départ d’un homme – d’un père, d’un amant -, et la possibilité de se reconstruire avec un autre :

(La chanson ici, pour l’écouter) http://julieblanche.bandcamp.com/

Il n’est plus là maintenant Et je peins sur un fond blanc Je peins des arbres sans feuilles Des feuilles dont j’ai fait le deuil L’automne dure depuis longtemps Et la terre froide sous mes ongles brisés Se mélange au courant Que j’essaie de remonter Et je m’étends sur la table Fais de moi ce que tu veux Refais-moi si tu penses que tu es capable Si tu penses que ça se peut

La plume métaphorique, mélancolique, à la fois légère et pesante de l’artiste se mêle aux vers et à la guitare d’Antoine Corriveau, dont le dernier album, Les ombres longues, n’a pu qu’être complimenté par la critique. Accompagnée, le temps de dix chansons, de ses musiciens Mathieu Charbonneau (aussi réalisateur), Pietro Amato, Stefan Schneider et Cédric Dind-Lavoie, Julie Blanche s’abandonne aux percussions.

L’auteure-compositrice-interprète a annoncé, mardi, que son album s’en allait à l’impression. Elle a d’ailleurs révélé l’aspect de sa pochette, sobre et intimiste, semblable à l’oeuvre elle-même. On y aperçoit tout simplement le visage de la chanteuse, de profil, sous une empreinte digitale, comme si l’opus n’était rien d’autre que l’identité de Julie Blanche mise en sons et en mots, que son individualité figée sur disque.

L’opus, signé Coyote Records, accrochera certainement les gens qui, comme moi, aime la musique fragile et douloureuse, qui nous entaille et nous panse.

 

Alexandra DUCHAINE

Journalisme

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